mai 20

2018 – Déjà une décennie de poésie !

Chers amis,
Chers visiteurs,
Une particulière émotion s’empare de moi. Voilà déjà 10 ans aujourd’hui même que j’écris des poésie. Dix années de complicité entre l’écriture et moi.

Jamais je n’aurais cru en mai 2008, que je me retrouverais, dix ans plus tard, même heure, même pomme comme disait Patrick Bruel.

Un très grand merci à l’ensemble de mes lecteurs d’hier et d’aujourd’hui. Le temps est passé à une vitesse folle.

Ce temps où j’étais un simple collégien, puis un simple lycéen, devenu désormais un vrai citoyen. Un citoyen intègre, un salarié, un bénévole, un dirigeant associatif, un ami pour certain, un confident pour d’autres.

2018 a vu de nombreux changements se produire. Outre une remise en forme importante, un permis de conduire, une voiture, un travail fixe, un nouveau logement. Un changement de vie qui d’ailleurs ne va pas aussi vite que l’écriture des nouveaux textes. Il est vrai que la quantité de poésies produites est plus faible, mais du coup plus recherché !

Je voudrais rendre hommage à ceux qui ont cru en moi depuis longtemps : En tout premier lieu Bernard, malheureusement décédé depuis, ma femme Emeline, qui supportent mes textes depuis 2013,  mes amies Ala Ïs et Fati, confidentes depuis longtemps, ainsi que toutes mes connaissances, les nombreux et fidèles abonnés je ne t’oublie pas Ginette, et bien d’autres.

Divers thèmes dans mes textes dont deux ressortent depuis longtemps : L’amour et l’amitié. Ces sentiments qui nous envahissent au quotidien. Mais aussi la haine, la joie, la tristesse, la peur.

Comme certains d’entres vous le savent, mes textes ne se font que sur des ressentis personnels, à des instants de ma vie, à des moments clés. D’où parfois, une difficulté à en produire de nouveau sans réaliser des textes “répétitifs”, ce qui ne m’empêche pas d’en faire dans certaines circonstances.

Cela fait très longtemps que j’aime vous faire découvrir ce que je ressent à travers mes textes.  Lisez, voyagez dans mon univers, et quand vous n’en pouvez plus arrêtez vous. Refermez la page et revenez plus tard.

Merci à tous et toutes pour votre fidélité,

A Bientôt.

Fabien

juin 18

Le cyclone

Les merles sifflent sur les lointaines contrées
Distribuant les perles de l’humanité
Admirant tout ces jolis bleuets
Qui se marient si bien dans les prés

La nature s’envole soudainement
L’aura apparaît, si beau et si blanc
Attaché à ce bel arbre tant fleuri
Rien ne me résiste, ni l’orage ni l’ennui

Ce cyclone de mots qui me dévaste
Parlant avec l’esprit enthousiaste
Perdu dans ces nobles pensées
Que j’observe dans ce petit jardinet

Emprisonné dans ce corps défaillant
En feu chaque jour tel un volcan
Cette lave brûlante et invisible
En éruption soudaine et imprévisible

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avril 11

Liberté surveillée

Mes paupières sont lourdes, mes yeux se ferment
Ce matin blême, je soulève mon corps endormi
Mes mains sont moites, pleinement engourdies
L’esprit se soulève et masques mes cernes

En un éclair, la peur et l’angoisse me traverse
Perdant en assurance, gagnant en volonté
J’appréhende chaque jour cette liberté surveillée
Soudain le tonnerre gronde, il tombe une averse

Je suis sous l’eau, noyé d’un litre de chagrin
Séchant les mauvaises larmes du desespoir
Qui peuvent enfin me permettre d’y croire
Je vois l’avenir se pencher sur moi, pour demain

Les hommes de loi ont fabriqué un homme juste
Prêt à signer les conventions de cette société
Et s’animer d’un petit rien, d’un peu d’humanité
Et prendre le plaisir de cette nouvelle vie qui débute

 

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mars 28

Diablesse

J’ai lissé ma main sur ton visage
N’oubliant jamais ta belle image
J’ai épousé nos plus jolis désirs
Et animé l’amitié sur l’autel du rire

Je rugis les doux maux d’un lionceau
Te câlinant tendrement à Saint Malo
Mes palabres te sont si rassurantes
Ta voix de diamant est si vibrante.

Ta vague de douceur qui m’assoiffe
Ce vent d’atlantique me décoiffe
Nous nous sommes parfois échappés
Un moment, dans ces fines dunes sablés

La passion se transforme peu à peu
Et l’habitude se relais comme un jeu
Tu scintille comme au premier jour
Nous ne changerons jamais l’amour.

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février 1

Epuisé

Épuisé, fatigué, contracté
Mon corps lâche et anémié
Souffre dans sa grasse chair
Je n’ai rien pour me plaire

Loisirs perdu, travail absolu
Je suis immensément perdu
L’océan est un boulevard
Que je croise de mon seul regard

L’hiver et le froid me gangrène
Bloque peu à peu tout mes gênes
Le soleil s’est tout les jours caché
Dans ce lointain champs de blé

L’amitié gravit ma montagne
Traverse les routes de champagnes
Perdure dans le temps belle fée
Je t’aime, pieds et poing lié.

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décembre 26

Jeux Interdits

Les braises crépitent autour du feu
Innocents adultes simulant un jeu
Défiant les limites, les codes moraux
L’interdit brûle, c’est le début des maux

L’autorité établie s’est perdue, bafouée
L’humanité si belle est en grave danger
L’inquiétude remplace ma stupéfaction
La tristesse se substitue à l’admiration

Jeux prohibés, perdus dans la dignité.
L’honneur d’un doux enfant, humilié
Tiraillé entre l’honneur et la peur
Nous avons perdu toutes nos valeurs

Découvrant les meilleures calomnies
Nous sommes restés figés, sans bruits
Incapable d’émettre de vives protestation
L’angoisse perdure, ignorant la raison

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décembre 23

Le chemin

Un chemin, sous cet épais brouillard
Un matin, dans la lumière, dans le noir
L’espoir qui m’anime à chaque moment 
Qui me fait perdre mes derniers instants

Les lueurs des belvédères me reflètent
La tempête fait tourner ma girouette
Sous les cumulus, le soleil apparaît
Celui qui ouvre les portes de la liberté

Mon corps lâche et perfide m’abandonne
L’absence de force que j’affectionne
Je suis perdu dans la brume obscure,
Dans les nuages filant à fière allure

Broyant le vide, mon seul espoir
Planté , au carrefour de la vie, le soir
A l’intersection de nouveaux choix
Sans direction, je clignote tout droit

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octobre 11

Faiblesses

Maladies et carences t’affectent
Les peurs et angoisses t’infectent
Les muscles qui lâchent peu à peu
T’essoufflant comme un malheureux

Ton corps brûlant, manquant d’oxygène
Le sang coulant dans tes veines
Fait battre ton cœur d’artiste perdu
Dans ton physique de vieux détenu

La faiblesse s’empare de ton âme
Tu expie sans retenir tes larmes
Ton râle qui s’exprime en stéréo
Je n’entend plus ce son mono

Tu rejoins le paradis de la guérison
Où se trouve une et mille saisons
Les étoiles ont déjà tout exaucés
Tes vœux de repos, pour l’éternité

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septembre 15

Tristesse en fête

Aujourd’hui, j’ai perdu ma dignité,
Une fête triste et déshonorante
Honni, rabaissé le regard fuyant, 
Sali, déshonoré, bientôt jugé

Mon armée de soldats part en guerre
En recherche de travail sur terre
Au prix d’une déprime joyeuse
Pour rendre les minutes heureuses

Le soleil remplacé par la pluie
file souvent un drôle d’ennui
A l’aube, mes mots en flammes
Sont transmis par télégramme

Mes maux codés, indésirables
Les meilleurs, les indéchiffrables
Ceux qui m’ont un jour assassiné
Je ne rêve plus, j’ai décroché.

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juillet 23

Les libertés

Liberté et bonheur associé
Émancipation de la société
Moi, le prisonnier fort pendu 
Celui qui vivais en marge, reclu

Je souffle en pensant à l’avenir
Celui, serein, qui viens de s’ouvrir
Mes larmes transformées en joies
Faces aux hommes forts de lois

J’ai traversé un long désert aride
Durant des années parfois insipides
J’ai découvert la sécheresse et l’abîme
Avant de grimper en haut des cimes

J’ai souvent perdu et parfois gagné
J’ai été le héros de ma liberté
J’ai achevé ma période d’indignité
Je l’espère, à présent, pour l’éternité

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