Inerte

Debout chaque jour, aux aurores, suscitant l’espoir
Assis, le regard vide, sans éléments ni trajectoires
Noyant mes larmes, mon chagrin dans le canal de la Deûle
J’y plonge ma déception, mon envie d’être parfois seul.

Chaque heure est une course contre le temps perdu.
Chaque seconde l’horloge règne en maître absolu.
Le temps défile, mon corps va tomber à tout instant.
À terre, mon corps est lâche et inerte à présent.

« Monsieur, serrez-moi la main » dira l’ambulancier.
Le seul, maintenant venu me secourir, me ranimer.
Me redonner des couleurs quand mon monde est gris.
Donner de la chaleur, rendre le ciel bleu, mon ami.

Mes alertes sciemment ignorées, mes illusions envolées
Celles d’un monde meilleur, bienveillant, attentionné
Mon cœur siffle, j’étouffe, l’oxygène me maintient encore.
Pour continuer d’aimer mes amies, mes plus beaux trésors

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