Les paupières noires

Mes paupières, sournoises, sans fard
S’entrebâillent, épousent la couleur noire
L’espoir de voir disparaître quelques traces
Lorsque la couleur du jour m’enlace

Mes mains tremblent, mon corps sombre.
Je suis écrasé par le poids de l’incertitude.
Et tends la main pour changer d’habitudes
Où est l’alter à qui je ferais de l’ombre ?

Je t’ai perdu, toi, mon âme, mes émotions.
Finissant de céder aux perfides pressions.
Je t’aime, ma vie, comme un nouveau-né.
Qui apprend un geste à chaque coucher.

Une main tendue, une aide, un sourire
Simple geste de bonté, de générosité
Écouter autrui et souvent le pardonner
Dans un monde où l’on ne cesse de détruire

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