Le manège
Je n’oublie rien, je n’oublie plus
Je retourne dans mon monde reclus
Je suis couché à terre, sanguinolent
A cause des coups de massues violents
Toutes ces palabres, parfois, me désarment
Mes sourires fondent en grosses larmes
Mon corps se dilue dans l’acide
Ma silhouette et mon être restent placides
J’ai rêvé d’un monde bien trop rose
Où la vie peut être souvent mise en pause
Je n’ai ni le monopole du cœur ni de la raison
Et ne retourne que rarement mon blason
L’expérience évite les grands pièges
Des tourbillons, des petits manèges
Mon courage s’évanouit peu à peu
Je ne supporte plus ces milieux