L’ombre

Je pense à vous à chaque seconde
Je suis l’ombre de votre vie
Avec la main d’un grand ami
J’interprète toutes vos ondes

Sans bagage, je suis parti rêver
Sans amour, je m’évade et m’absente
Tard le soir, tôt le matin, je rentre
Sans confidences, il n’y a d’amitié

J’étais une rose épanouie dans un jardin
De fleur de lys, arrosée à chaque instant
Vénérant Cybèle, ma divinité du moment
Du fond du précipice, mine de rien

Je suis docile comme l’agneau dans le pré
S’étant échappé d’un grand asile de fou
Rien n’est très clair, tout est si flou
Je reste assis sur ma chaise, hébété

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