L’horloge

L’horloge de huit heures sonne encore.
Et alerte mon corps aux plus belles aurores
Mon esprit constellé de brume grisâtre
Le teint de mes joues est parfois olivâtre.

Tandis que mon âme conteste la nuit écoulée
La sagesse sommeille en moi durant l’été.
Je retiens à chaque apnée mon oxygène.
Jusqu’à devenir un oiseau bleu et blême

Je muselle mes réactions impropres et animales.
Pour n’assumer que les choses banales
Tenu par les laisses de cette indécente société
Pour laquelle je ne renouvelle pas mon amitié.

Publications similaires

  • Colère

    La colère, toujours passagère, mauvaise conseillère Celle qui amène la démesure, l’amertume, la misère Qui t’attrape, exhume tes peurs, suspend tes sanglots Échoue dans ton cœur et agresse à présent ta peau Elle me guette à toute heure, à tous les instants Je conserve mes mots, mon revolver à présent Chargé, muni de quelques balles…

  • L’ombre

    Je pense à vous à chaque seconde Je suis l’ombre de votre vie Avec la main d’un grand ami J’interprète toutes vos ondes Sans bagage, je suis parti rêver Sans amour, je m’évade et m’absente Tard le soir, tôt le matin, je rentre Sans confidences, il n’y a d’amitié J’étais une rose épanouie dans un…

  • Le Feu

    Le feu brûle dans mon foyer, ma maison. J’ai perdu peu à peu ma flamme, ma raison. Mon fleuve intérieur qui ruisselle pour si peu Je pense à vous en tout temps, en tout lieu. Les mots ne suffisent plus à soigner mon âme. Qui s’est éteinte aujourd’hui à Bourg-Madame. Le sentiment coupable d’être si…

  • Les désirs

    Je mange les mots de la vie En chantant de petites litanies Ma folie s’est perdue en chemin Un jour, une semaine, un matin Je me suis envolé dans ce paradis Sur le nuage cotonneux d’un lundi Pour éviter les creux de l’enfer D’où je suis vite revenu, hier. Mes bulles de joies s’envolent En…

  • Épuisé

    Épuisé, fatigué, contracté Mon corps lâche et anémié Souffre dans sa grasse chair Je n’ai rien pour me plaire Loisirs perdus, travail absolu Je suis immensément perdu L’océan est un boulevard Que je croise de mon seul regard L’hiver et le froid me gangrènent Bloquent peu à peu tout mes gênes Le soleil s’est tous…

  • Délit du bonheur

    Mon honneur, mes convictions bafouéesJe prends peur face aux nouveaux défis.Moi, condamné au bagne des années,Craignant qu’un bonheur prenne l’allure d’un délit.Épris des habitudes, d’une vie de confort,Où tout est linéaire, sans aucune découverte.Le même matin se dresse dehors,Je ne regarde plus si l’herbe est plus verte.J’ai perdu ma fierté, mes bornes et limites,Sans qu’aucune…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *