Passions de nuit

Il y a mes nuits, passé minuit
La cloche sonne et je bourdonne
Il y a des jours, où je dis au secours
Un soir, un matin, mes mots sont vains.

Il y a une heure que je conte le bonheur
Et une minute pour que cessent mes luttes
Un instant, où mon amour est insistant
Une seconde, pour que ma lune soit ronde

La passion qui dérive quand tout me prive
Colère si sournoise et je m’embrase
Déception infinie sur mon visage amaigri
Teinté de brumes au-delà de mes dunes

Suis-je si sot que l’on me laisse tel l’idiot ?
Du quartier désiré à la place Saint honoré ?
Suis-je aliéné au point d’être si accablé ?
Que l’on trouve nos maux devant les tribunaux.

Publications similaires

  • Colère

    La colère, toujours passagère, mauvaise conseillère Celle qui amène la démesure, l’amertume, la misère Qui t’attrape, exhume tes peurs, suspend tes sanglots Échoue dans ton cœur et agresse à présent ta peau Elle me guette à toute heure, à tous les instants Je conserve mes mots, mon revolver à présent Chargé, muni de quelques balles…

  • Sentiments

    Sentiment dérisoire, face à tant d’acharnement Sentiment d’un soir, face à cet engouement Je pleure, je ris, mais dans des bras ouverts Je parle, je crie dans ce vieux monastère Il n’y a pas de contrôle de ma toute puissance Il y a seulement encore une certaine ignorance Et vous, vous êtes là, à m’assener…

  • Les valises

    Je vais poser mes valises dans ce coin de désert Dans ce sable fin et granuleux, près de cette mer Je chaufferais des gamelles sur un feu de bois Me moquant éperdument des textes et des lois Je planterais des clous, dans ces rochers qui s’effritent J’écaillerais les poissons et les requins à mon rythme…

  • Les Pertes

    Perdu dans le fin fond des grandes marées Je survis des mots assassins des amitiés Mon cœur fendu et empli de compassion Fond au soleil comme un doux glaçon J’ouïs et chante mes plus grandes accointances Je me noie dans les eaux fluviales de la rance A mon errance s’attachent les plus gros boulets Ceux…

  • Évanouis

    Évanoui, dans mes pensées, tout l’été Je suis cet homme au regard perdu Dans ces chemins, ce sentier battu J’ai cherché la sortie, je me suis égaré J’ai pris une boussole, direction nord Je me suis retrouvé, sidéré, à l’ouest Sur ce chemin de ronce, sans ma veste Blessé, je suis resté hagard, dehors Pétri…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *