Épuisé
Épuisé, fatigué, contracté
Mon corps lâche et anémié
Souffre dans sa grasse chair
Je n’ai rien pour me plaire
Loisirs perdus, travail absolu
Je suis immensément perdu
L’océan est un boulevard
Que je croise de mon seul regard
L’hiver et le froid me gangrènent
Bloquent peu à peu tout mes gênes
Le soleil s’est tous les jours caché
Dans ce lointain champ de blé
L’amitié gravit ma montagne
Traverse les routes de champagnes
Perdure dans le temps belle fée
Je t’aime, pieds et poings liés.