février 1

Epuisé

Épuisé, fatigué, contracté
Mon corps lâche et anémié
Souffre dans sa grasse chair
Je n’ai rien pour me plaire

Loisirs perdu, travail absolu
Je suis immensément perdu
L’océan est un boulevard
Que je croise de mon seul regard

L’hiver et le froid me gangrène
Bloque peu à peu tout mes gênes
Le soleil s’est tout les jours caché
Dans ce lointain champs de blé

L’amitié gravit ma montagne
Traverse les routes de champagnes
Perdure dans le temps belle fée
Je t’aime, pieds et poing lié.

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septembre 15

Tristesse en fête

Aujourd’hui, j’ai perdu ma dignité,
Une fête triste et déshonorante
Honni, rabaissé le regard fuyant, 
Sali, déshonoré, bientôt jugé

Mon armée de soldats part en guerre
En recherche de travail sur terre
Au prix d’une déprime joyeuse
Pour rendre les minutes heureuses

Le soleil remplacé par la pluie
file souvent un drôle d’ennui
A l’aube, mes mots en flammes
Sont transmis par télégramme

Mes maux codés, indésirables
Les meilleurs, les indéchiffrables
Ceux qui m’ont un jour assassiné
Je ne rêve plus, j’ai décroché.

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juillet 5

Un profond abîme

Fratries éloignées par l’orgueil
Assis, maintenant dans nos fauteuils
Toutes ces larmes que j’expédie 
Avec mon honneur qui expie

Perdu dans un profond abîme
Avec ces regrets qui m’animent
Un hiver s’est mis entre nous
Les moutons ont été pris par les loups

Nos cristallins ont été broyés
Nos mains, si saines, si abimées
Une tristesse abyssalle s’empare de moi
Éloignés par ce chemin de croix

Tu as tout réussi, en rien de temps
Prenant la revanche sur cette de vie de sang
L’abcès est vif mais d’un seul côté
Vidés par mes multiples méfaits

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octobre 5

Le bateau

Un bateau en mer, s’est échoué
Sur cette jolie plage, ce beau rivage
Après la bataille de ces neufs armées
Ces hommes qui rentrent d’un voyage

Décimés par la vie, sans repères établis
Perdus, leurs yeux hagards, dans le noir
Qui cherchent seulement les regards d’autrui
Fuyants l’ennui et un certain désespoir

Le son de leurs voix est si mutique
Que tout les crickets se sont tus
Ils recouvrent cette liberté erratique
Et se vengent de tout les abus

Le soleil brûle les peaux si claires
De ces survivants de l’abîme
Ayant brisés ce plafond de verre
Et cette tristesse qui les opprime

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août 25

Avenir 

Ton avenir s’est envolé aujourd’hui 
Tu doutes de tout, déçu de la vie 
Tu luttes pour ton futur destin 
Pour retrouver ce grand chemin 

Tu es perdu au travers des cieux 
Ton repos, ce bonheur malheureux 
Tu te réveilles et aussi te rebelles 
Tu fuis ces humains, ce monde cruel 

Ce tonnerre violent qui gronde 
La pluie, le brouillard, ces ombres 
Qui cachent tes belles espérances 
Qui révèlent tes grandes errances 

Soutenu par tes proches tu t’envoles
Tu te frayes une route, tu décolles
Tu es le pilote au milieu du tarmac 
Le mieux placé pour être d’attaque

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août 4

Le départ

Le départ, précipité et si soudain
L’inattendu s’est produit aujourd’hui
J’ai pris mon unique bagage, je suis parti
J’ouvre un boulevard sur ce grand chemin

Seul maintenant, je suis guidé par mon instinct
J’ai quitté ce cocon, ce nid de petites abeilles
Pour éviter d’étouffer, d’expier dans mon sommeil
J’allume ces bougies vers ce joli ciel cristallin

Tes quolibets à mon égard ont ému toute l’assistance
Ton ombre et ton esprit sont tes dernières protections
Je dois te quitter, pour ces milliers de petites raisons
Je ne suis plus cette personne, que tu crois en errance

Je ne te reconnais plus, toi et tes milles élucubrations
Je n’aime plus vos ordres et centaines de petits désirs
Je m’envole vers d’autres destins, celui des plaisirs et des rires
Tu a perdu, je ne m’écroulerais plus comme un avion

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juillet 12

L’escorte

Je t’écoute et chaque jour t’escorte
J’ai volé sur le dragon de la malédiction
Soufflant cet air brûlant sur ma main morte
Ma dignité perdue au pas de ta porte

J’ai épousé la liberté d’entreprendre,de voyager
Ces milliers de roses envahissent ton espace
J’ai épousé l’amitié, nous avons eu l’amour
Ces mésanges surplombent nos terrasses

L’amour, ce vaste champs des possibles
Qui vous chamboule, vous entraîne
Devant cet arc en ciel si paisible
Soutenant ces grives qui se drainent

J’aperçois au loin l’avion du désir
Qui décolle et prend son envol
Je suis resté sur terre, sans sourire
Perdu dans ce train du Cévenol

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mai 18

La Jeunesse

La jeunesse, syndrome de l’allégresse
Eternellement jeune, mordant comme un loup
Courant après la vie, cet asile de fou
La jeunesse, cette belle vie de détresse
 
Préférant être l’antipode des autres
Aimant l’amour comme l’amitié des jours
Cette fleur bleue qui s’ouvre toujours
Souvent absente, jamais des nôtres
 
Je m’en allais rêver si loin, en Alaska
J’ai d’eternels et folles incertitudes
Je suis tourmenté dans mes habitudes
Dans cette montagne, présente, ici bas
 
J’ai remplacé les fleurs des champs
Flétrie par cette pluie qui ruisselle
Endeuillé par cet orage de cybèle
J’ai perdu, pour rien, tout ce temps
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avril 21

Les valises

Je vais poser mes valises dans ce coin de désert
Dans ce sable fin et granuleux, près de cette mer
Je chaufferais des gamelles sur un feu de bois
Me moquant éperdument des textes et des lois

Je planterais des clous, dans ces rochers qui s’effritent
J’écaillerais les poissons et les requins à mon rythme
Je chanterais cette mélancolique et fulgurante mélodie
Je crierais à corps perdu durant toutes ces insomnies

J’ai pleuré tout mes désespoirs et plus petits espoirs
Les oisillons sont parti siffler si loin, en ce beau soir
Je tire les leçons de mes engagements si généreux
J’ai serré si fort, tout ces cœurs perdu, et heureux

La tristesse ne m’a plus quitté, ces derniers mois
J’ai le blues de l’âme, un bleu dans mon cœur en émoi
Je suis sans cesse dans une guerre moderne, permanente
Fini les vingt ans, les déceptions de tout ces gens qui mente

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janvier 21

Les insomnies

Les insomnies qui reviennent
Qui nous réveillent, qui retiennent
Notre sommeil, au far de la nuit
Je souffle des mots, mes derniers cris

Je caresse ce sentiment d’horreur
Sans jamais ressentir une petite peur
Je cajole cette belle île en mer
Endormi dans les creux de l’enfer

J’ai perdu soudainement ma tête
Dans ce sable et ses alouettes
Les anges sont partis dans la Seine
Dans le brouillard de ce matin blême

Je perd soudainement de ma superbe
Au coin de ce paradis, ce carré d’herbe
Adieu les aurevoirs, adieu les joies
Mon corps tremble, tout en émoi.

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