La jeunesse, syndrome de l’allégresse
Éternellement jeune, mordant comme un loup
Courant après la vie, cet asile de fou
La jeunesse, cette belle vie de détresse
Préférant être l’antipode des autres
Aimant l’amour comme l’amitié des jours
Cette fleur bleue qui s’ouvre toujours
Souvent absente, jamais des nôtres
Je m’en allais rêver si loin, en Alaska
J’ai d’éternelles et folles incertitudes
Je suis tourmenté dans mes habitudes
Dans cette montagne, présente, ici-bas
J’ai remplacé les fleurs des champs
Flétries par cette pluie qui ruisselle
Endeuillé par cet orage de Cybèle
J’ai perdu, pour rien, tout ce temps