Les Pertes

Perdu dans le fin fond des grandes marées
Je survis des mots assassins des amitiés
Mon cœur fendu et empli de compassion
Fond au soleil comme un doux glaçon

J’ouïs et chante mes plus grandes accointances
Je me noie dans les eaux fluviales de la rance
A mon errance s’attachent les plus gros boulets
Ceux que par mon intelligence je sais éviter

Je suis digne, heureux des bonheurs de la vie
Ma conscience me dicte mes choix, mes envies
Je scie parfois cette banquise à moitié fissurée
Celle sur laquelle j’ai posé mes deux pieds

J’ai perçu tous ces signaux, ces drôles d’alarmes
J’ai reçu l’amour, la lumière, sans fait d’armes
Et suis l’artiste des mots qui parfois me brûlent
Laissez-moi rêver, laissez-moi aimer, dans ma bulle

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