Démentiel

L’univers est démentiel, je suis un être perdu.
En pleine crise, sans objectif et sans vue.
À l’orée du bois, je m’écroule, je suffoque.
Je cherche le peu d’air dont tu te moques.

Le malaise arrive, vient vite dans mes bras.
Afin que je ne passe à présent de vie à trépas.
Laisse-moi nos souvenirs des jours heureux.
Te voir rire, t’aimer jusqu’à devenir ton vieux.

Je souffre parfois sans pouvoir dire mes maux.
Le son revient, aussi intense que la note « Do ».
Ce tout petit rien me donne ma joie d’autrefois.
Retrouver un sens manquant en une seule fois.

Aimez la seconde, la minute, qui vient de s’écouler.
Avant qu’elle n’appartienne déjà, au passé.
Vivre sans regrets, enterrer nos grands différends.
Avancer, ne pas regarder en arrière pour nos absents.

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