Ombre
Ombre de la lumière, oh toi qui assombris mes jours
Et parfois alors que la gaieté est en moi,
Tu fais en sorte de ne pas me rasséréner, être en bois
De marbre, tu restes impassible et insensible à la douleur que je subis
Et pourtant, habituellement, tu dénonces la misère
Celle qui provient de cette haute atmosphère
Et moi à corps et à cris, je hurle ma douleur
Celle qui à tous mes confidents fait peur
Mais il reste, dans les ténèbres de la dignité
Quelques personnes bienveillantes à mon égard
Qui, se reconnaissent, dans la plus grande intimité
Ai-je l’air d’un faiblard ?
Cela dépend répondraient les moineaux
Oui répondraient les corbeaux
Non crieraient les couleuvres
Celles qui en cas de besoin, se mettent à l’œuvre