La nuit noire
La nuit noire , tel est mon actuel désespoir
Celui d’être le pantin qui n’a plus la gloire
Qui a une vie vide et dénuée de sens
Je brûle sous ce litre déversé d’essence
Je me consume sous votre regard paniqué
Je ne crie pas, je souffre parfois de l’amitié
Qui nous unit mais aussi parfois nous affaiblit
Vous ramasserez mes cendres, ébahis
Vous m’avez jeté aux fauves comme un objet
Moi qui pensais ne plus jamais être rejeté
Je ne fais plus de différence, mais gère l’ignorance
Pour essayer que mes blessures achevées soient pansées *
Je suis meurtri comme ne l’a jamais été pareil homme
Car mon cœur et mon esprit sont mes majordomes
Ma force , mon courage résiste à la sottise d’autrui
Plus que jamais certains mots j’ai maudit
* panser n’est pas une faute (Panser : Appliquer un pansement sur une plaie)