Descends de ton arbre

Descends de ton arbre singe agrippé
Va récolter les fruits délaissés
Qui s’échappent dans la colline
Qui roulent vers une mer divine

Il faut sortir les bataillons animal
Pour que tes griffes ne puissent être coupées
Mais tu trembles, tu es pâle
Oh pécore, tu as trop couru, tu es gelé

J’ai écorché la moitié de ton myocarde
Maintenant il est rayé, inutilisable
Et ton visage a touché je ne tarde
Cris étouffés, censure valable

Cette orange est si lointaine
Elle a fait toutes les épreuves, vaines
Et maintenant elle se fait découper
Elle préfère encore être mangée

Plutôt que d’attendre, tristement
Orange, oh désespoir
J’écorche ta peau une fois par soir
Et ton épluchure vole, avec ce vent

Publications similaires

  • Ombre

    Ombre de la lumière, oh toi qui assombris mes jours Et parfois alors que la gaieté est en moi, Tu fais en sorte de ne pas me rasséréner, être en bois De marbre, tu restes impassible et insensible à la douleur que je subis Et pourtant, habituellement, tu dénonces la misère Celle qui provient de…

  • Entre deux feux

    Entre deux feux, entre deux lieux Tiraillé par la vie, je suis incompris Je ne ressemble qu’à un demi zombi J’ai encore tout cela, faute de mieux Je piaille à vous égosiller vos tympans À réveiller les morts de leurs tombeaux Je suis à mille lieues de panser vos maux J’attache peu à peu un…

  • Amour enchevêtré

    À la demande de Pauline M Notre amour quotidien enchevêtré Nos silences drôles et parfois animés Nos absences si lointaines toutefois Jette présentement un grand froid Moi, débordante d’énergie positive Toi, qui me fait tourner la tête, m’enivre Nous sommes un tout, mais je ne suis rien Je regarde les étoiles qui sont au loin…

  • Peurs…

    Je suis en pleine peur Je suis en pleine chaleur Je ne sens pas ton odeur Je ne sais si il y a malheur Soudain monte en moi cette sensation Ça fait comme une ovation C’est drôle, bizarre, inqualifiable Ce n’est plus jouable Je ressens quelque chose d’incroyable Quelque chose qui me serre le cœur…

  • L’arbre et le buisson

    Des années accrochés à des buissons Cela ne tournait pas vraiment rond Et je cherchais souvent l’idéal Rien de plus simple et banal Les buissons sont devenus des amitiés Je n’avais pas encore tout tenté Un arbre un jour j’ai découvert De mille pensées je l’ai recouvert Et l’horloge continua d’avancer Et dans mon ignorance…

  • Lumière!

    Colère, lumière, colère, tempère! À l’instant où toujours j’espère Ce bouillon de violet Peut devenir corde, c’est laid Capable de peu je suis Je ne peux attraper du millepertuis Je récolte les orties Et il y a un cœur de moins dans la vie La douleur auquel je succombe n’est rien comparé à une tombe…

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *