décembre 23

Le chemin

Un chemin, sous cet épais brouillard
Un matin, dans la lumière, dans le noir
L’espoir qui m’anime à chaque moment 
Qui me fait perdre mes derniers instants

Les lueurs des belvédères me reflètent
La tempête fait tourner ma girouette
Sous les cumulus, le soleil apparaît
Celui qui ouvre les portes de la liberté

Mon corps lâche et perfide m’abandonne
L’absence de force que j’affectionne
Je suis perdu dans la brume obscure,
Dans les nuages filant à fière allure

Broyant le vide, mon seul espoir
Planté , au carrefour de la vie, le soir
A l’intersection de nouveaux choix
Sans direction, je clignote tout droit

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juin 30

Douleurs

Une seconde s’épuise chaque jour
Dans l’antre de la flamme qui me traverse
Cette douleur continue qui me parcoure 
Je passe sous les gouttes de l’averse

En silence, cette si belle souffrance
Qui m’anime du crépuscule au coucher
Je pince ma chair par vengeance
Pour ne plus chaque jour pleurer

J’attendrais encore demain ton retour
Toi l’impercetible mal qui me ronge
Je veux t’oublier tout les jours
Je tente de passer l’éponge

Je m’abreuve de larme de fatigue
Je perds l’espoir dans ma lutte acharné
Le dieu douleur contre moi, se ligue
Les traits malades et tires

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mars 30

les mots et les maux

Le silence de ces maux qui me pèsent
Ces mots que j’observe et me perdent
Je n’entends plus ces palabres fleuris
J’ai perdu mon verbe au goût d’anis

Je vois maintenant un joyeux trou noir
Je me noie dans le bruit du désespoir
Faisant couler les flotteurs de ce très gros bateau
Regardant chavirer au loin ce joli paquebot

Je n’oublie pas cette plage abandonnée
Où s’échouent coquillages et crustacés
J’ai la rage au cœur et au corps
Je suis toujours là, dans l’effort.

Mon orage intérieur a soudainement éclaté
La pluie s’est transformée en torrent d’été
Accroché aux branches, j’ai résisté
Je suis tombé, englouti sous la marée

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décembre 23

Mes rêves

Je rêve du monde de demain
Inaccessible et si lointain
Ce monde ambitieux et impossible
Ces fantasmes sont si terribles

Mes espoirs sont des roses fanées
Qui périssent si souvent pendant l’été
Je suis un enfant toujours aussi perdu
Au milieu d’un champs de mine en vue

Je me suis jeté dans la marre
Pour effacer mes cauchemars
Et revenir en dignité, arme au poing
Combatif comme au premier matin

J’ai parfois perdu tout espoir
Face aux douleurs subies chaque soir
Chaque jour je souffre à mon tour
L’arc en ciel de l’amitié vole à mon secours

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septembre 10

L’amitié du moment

Je suis l’amitié du moment
Je caresse une vague de la vie
Les cheveux dans le vent
Je te regarde avec joie

Tu fais briller le soleil, au réveil
Et décroches les astres perchés
Ton étoile qui file m’émerveille
Je suis parfois amer et attristé

Tu es si loin et si proche à la fois
Moi, capitaine d’un bateau en dérive
Je n’avais aucun espoir sans toi
Étant à bout, dans un certain qui-vive

Il est des jours où l’orage gronde si fort
Qu’il fait trembler les carcasses désossées
Je suis l’une des leurs, quelle métaphore !
Tu me ressuscites d’une toute petite mort

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avril 30

Les paysages lointains

Je m’évade de cette prison embrumée
Et saute d’une jolie colline abîmée
Je patine dans ces désert brûlants
Et se déchaîne sur moi l’ouragan

Moi qui sautille de joie, qui vagabonde
Je ne changerais pas ce triste monde
Qui détruit tout à son petit profit
Dans vos yeux, votre désespoir, je lis

Je ne veux plus être le simple spectateur
Du temps qui m’est pris comme un voleur
Je veux agir pour le compte d’autrui
Et qu’enfin on me rende mon ami la vie

J’aspire au plus grand des bonheurs
Et tente de faire fondre tout mes malheurs
Ce paysage lointain se rapproche de moi
Je le vois, je le touche avec mes mains

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mars 10

Un temps passé

Le temps passe comme une menace
Je vocifère puis je me lasse
On torpille parfois mes projets
Et aussi ceux que j’ai aimé

La vie, les ennuis, sont sans fin
Pour moi qui suis un grand crétin
Qui rugit parfois comme un lion
Quand je ressent une manipulation

J’efface ces douloureux souvenirs
Qui me font imaginer souvent le pire
Je suis faible comme le poussin
Qui vient d’éclore ce matin

Mon cœur a été maintes fois brisé
Par des espérances, des amitiés
Mais il y a la rose de l’espoir
Qui me dit encore d’écrire ce soir

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août 5

Détresse

Détresses ordinaires et peurs continuelles
Je ne fait plus partie de ce rituel
Je tente de sauver parfois du déclin
Sans aucune retenue, ni aucun frein

Je suis pourtant gentillement tourmenté
Par des mots inconsciemment dictés
Qui reflètent la tristesse et le désespoir
La où, au coucher du soleil, je souris, le soir

Sans pouvoir tendre ma main
Qui te dit au revoir jusqu’à demain
Ni te donner mes dernières palabres
Sous ce peuplier, cet arbre

Mon rêve de te réconforter
De te rendre heureuse, toi l’être aimé
Je ne suis qu’un petit écureuil
Qui parfois sait faire son deuil

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juillet 16

Solitude

 

A mes amis et connaissances actuelles
A qui je suis toujours aussi fidèle
A qui je ne donne pas assez de présence
A qui j’ai parfois déclaré mon absence

 

J’entends les complaintes de votre solitude
De ceux qui aiment par grandes habitudes
Et qui, aussi, voudraient être parfois câlinés
Mais se contentent seulement de rêvasser

 

Je donne mon attention et ma sollicitude
A quiconque ayant bienveillante attitude
Le désespoir ne doit jamais vous hanter
Ni occulter vos désirs et envahir vos pensées

 

Mon cœur ne vous a jamais réellement délaissé
Votre esprit en moi que vous avez crus asphyxié
Parfois par d’autres occupation et personnes
N’est que calomnie même si cela parfois étonne

 

Je ne suis pas inquiet quant à votre véritable avenir
Je sais à quel point parfois je peux vous voir souffrir
Bien que je veuille consoler par amitié tout un chacun
Je n’arrive parfois pas à combler vos petits chagrins

 

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janvier 7

Les étincelles

À ma fiancée Emeline Dupin.

Les étincelles qui scintillent
Qui brûlent et qui pétillent
Je geind* parfois en tes bras
De ton absence, ici et là bas

La mélancolie me traverse doucement
Et atteint mes pensées lentement
Mais mon amour pour toi grandit
Tu donne un sens à ma vie

Partager à deux ce bonheur aujourd’hui
Et nos malheurs demain, je n’ai ri
Je suis émoustillé de t’avoir trouvé
Pour ne plus jamais te quitter

Tu a compris ma détresse, mon alarme
Tout ce raffut, mon incroyable vacarme
Je boit ton bonheur et ton espoir
Dans l’espérance de toujours t’avoir

*geindre : pleurer en ancien français

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