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les mots et les maux

les mots et les maux

Le silence de ces maux qui me pèsent
Ces mots que j’observe et me perdent
Je n’entends plus ces palabres fleuris
J’ai perdu mon verbe au goût d’anis

Je vois maintenant un joyeux trou noir
Je me noie dans le bruit du désespoir
Faisant couler les flotteurs de ce très gros bateau
Regardant chavirer au loin ce joli paquebot

Je n’oublie pas cette plage abandonnée
Où s’échouent coquillages et crustacés
J’ai la rage au cœur et au corps
Je suis toujours là, dans l’effort.

Mon orage intérieur a soudainement éclaté
La pluie s’est transformée en torrent d’été
Accroché aux branches, j’ai résisté
Je suis tombé, englouti sous la marée

Le capitaine

Le capitaine

Je suis le capitaine de ce naufrage
J’ai mené cette barque dans ce virage
J’ai navigué dans ces eaux fluviales
Ramant dans cette rivière glaciale

Ce bateau part soudainement a la dérive
Craquant sous ce froid et doux givre
Soudainement j’ouï un bruit sourd et vif
Je coule sous cette décharge d’explosifs

Des boulets de prisonniers sont accrochés
Ils sont si fort et si pesants sur mes pieds
J’étais bercé de belles et grandes illusions
J’imaginais ressentir de petites sensations

J’avais la folie et la richesse des émotions
Et voyait s’envoler des bulles de savons
Je suis maintenant entouré d’indélicatesse
Au pays de ces si magnifiques déesses

Le Couvent

Le Couvent

Les sœurs et moines vivent au couvent
Exclus et reclus, serrant les rangs
Enfermés dans le monastère de la vie
Soudain des doutes ils ont émis

Les chanoines suivirent l’éternel mouvement
Dans les cris, la colère, la rage, le sang
Tentant de libérer toute amertume et tristesse
De cette vie ecclésiastique sans largesse

Ils oublièrent leur plus grande inculture
Pour faire baver les plumes et ratures
Pour écrire le livre de leur médiocre vie
Pour oublier à quel point ce ciel est si gris

Les nuages se sont désormais découvert peu à peu
Pour laisser place à une atmosphère gris-bleu
Pour emprunter le chemin d’une certaine renaissance
Et voir à nouveau cet arc en ciel qui danse

Les Trahisons

Les Trahisons

Les trahisons du quotidien
Qui me donne un grand chagrin
La confiance est inestimable
Je perd souvent l’amitié véritable

Mes rêves ont peu à peu disparus
Des larmes sont parfois apparues
J’ai pourtant recherché la vérité
Sur ces visages peu enjouées

Ma rage et ma haine sont féroce
Je rends quelques joutes et j’endosse
Les plus beaux coups donnés par la vie
J’assume ma tristesse et les ennuis

J’ai cru qu’il fallait, à tout pris, croire
Sans ouvrir les yeux, sans voir
Je reste immobile et je vous observe
Pour ne pas vous déverser toute ma verve

Abris

Abris

L’abri,le toit, le gîte, le couvert
Je ne l’ai plus, je suis amer
Un triste personnage reculé
Sur cette terre d’arriérée

Je me sent pris au dépourvu
Quand mes rêves dirent salut
Et qu’ils s’entachent d’ennui
Moi, l’enfoiré de cette vie

Fort aimable soit le courage
Et l’envie d’avancer, la rage
Fort aimable soit l’amitié
Je meurt pieds et poings liés

Je suis aussi le maître du destin
Qui s’acharne, Mine de rien
Il n’y a dans la vie de désespoir
sans tenté un instant d’y croire

Il y a juste des chiens qui hurlant
au loup, ont fait de moi l’absent
Je suis votre crainte du jour
vous êtes à ma peur de toujours

Souffrance et Mépris

Souffrance et Mépris

Souffrance et mépris sont mon quotidien
Je suis seul et pourrais ne manquer de rien
j’ai eu un espoir, un sursaut, une joie
En étant employé au service des lois

J’ai eu une naïve idée de mes fonctions
Je n’ai exprimé aucune déception
Aucune colère, ni amertume
Je m’exprime à travers ma plume

Tandis que l’on m’ignore superbement
Je ne suis que malléable apparemment
Usé, fatigué, dégouté par la vie
Sans futur, sans aucune envie

Je subit les brimades des tyrans
Qui jettent leurs mots à coeur et à sang
Qui m’humilie, me critique avec force et rage
Qu’ai je fait? N’étais-je pas sage?

Suis je inutile, bon à rester le larbin?
Est ce la vérité qui a racheté le bien?
Tout m’est indifférent, saleté d’ignorance
Un jour, vous aurez ma vengeance.

Nostalgie

Nostalgie

Nostalgie je ne suis plus à l’abri
De tes regards insolent mon enfant
De mon estrade, d’en haut, de mon temps
Depuis bien longtemps je n’ai plus ris

Ils courent attraper les tournesols
Ma haine viscérale de l’amour
J’ai tout tenté, cours toujours
Je l’ai récupéré en haut vol

Ton sang à coulé dans mes veines
A transpercé mon âme, bien calme
De ton cœur je n’ai plus la palme
Je voudrais t’avoir ma reine

Me voila complètement penaud
Avec mes sentiments de bas-étage
Je te combattrais, avec ma rage
Non, je ne suis pas idiot

Passage

Passage

Mentalement roué de coup
Trainé dans la boue
Rage , amour, désespoir
Je ne puis plus vous voir

Insignifiant à mes yeux
Incrusté de vœux pieux
Adossés à la misère
Pour vous je suis une galère

Vous êtes maintenant austère
Je fait pour vous une prière
Celle de l’intelligence
Celle de l’insolence

Mon cœur saigne abondamment
Maintenant, bon vent
Chers gardiens, chers lionceaux
Vous n’êtes que pour moi sot

Aimer

Aimer

Aimer avec émotion , c’est un cadeau de la vie
Aimer à celle qui vous sourit
Aimer ce que j’écris
Aimer à en dévorer son cri

Rien n’est plus beau que celui qui vous regarde fixement
Et vous dit qu’il vous aime, qu’il fera tout pour vous
Non, non, je ne suis pas fou
Mais je sais qu’elle ne ment.

Je ne sais comment exprimer ce ressenti
Même les mots et la poésie ne suffisent plus
Mon coeur s’exprime à travers ces écrits
Cela fait des semaines que je ne l’ai vu

Je pleure, je crie, je rage
Autant qu’une tempête qui s’abat
Sur le Sri Lanka
Mais je reste sage..