L’accident

La vie, le danger d’un jour, l’erreur d’une seconde, d’une heure
Et soudain se dresse devant moi, le début d’un malheur,
Le frein d’urgence est appuyé, je me retourne, ainsi cabossé
Le contrôle de ma vie s’échappe à présent, je suis terrassé.

Fermant un œil, prenant un virage rapide et dangereux
Laissant mes mains prendre la direction de mes aïeux,
N’être plus qu’un souvenir pour ceux que j’ai aimés
Être désormais celui qu’on pleure quand je fus détesté.

Je manque inlassablement à ma famille, je suis absent
Disparu dans ce choc incontrôlable et si violent
Je manque inexorablement à mes amis, je suis présent
Si près d’eux que je m’éteins en les frôlant.

 

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