Petite Hirondelle
Petite Hirondelle, viens vers moi
Petite Pucelle, entraîne-toi
À ne rendre l’amitié qu’on t’a donnée
Et vois que belle est la vie qu’on t’a créée
Et tu n’arrives pas à le concevoir
Petite merveille de la nature
Que tu es sous le charme de l’air pur
Et en toutes ces illusions je ne pourrais croire
Tu ne joues pas à armes égales
Tu triches avec tes mots fatals
Tu es une poupée de cire
Malléable, mais je te vois rire
Comme pleurer, et la rivière s’écoule
Et la mer s’effondre
Et la terre se chamboule
Et tous ces mots tu es en train de me pondre
Et tu essayes petite alouette
D’avoir l’air un peu plus chouette
L’oiseau qui est en toi somnole
Alors qu’il préférerait être en vol
Oh princesse charmante qui s’endort
Loin dans le pays des cieux
Avec les ténèbres et les dieux
Je sens l’air incrusté de la mort
Dans l’âme que tu as
Dans ta flamme, la plus belle
Et tu souffres, dans l’au-delà
Reste ouverte au monde petite hirondelle
Dédicacé à N.D, et M.H